Les coop alimentaires…est-ce vraiment EffICAS?

Pôle d'économie sociale Côte-Nord - Efficas

Les coop alimentaires…est-ce vraiment EffICAS?

Votre environnement alimentaire local, tel que l’emplacement des commerces d’alimentation, peut influencer vos achats et votre alimentation. L’implantation d’entreprises d’économie sociale, comme les coopératives d’alimentation, serait favorable pour améliorer l’alimentation de la population surtout dans les endroits où il y a un faible accès à des aliments sains.

En participant à cette étude de l’Institut national de santé publique du Québec, vous nous aiderez à mesurer l’impact qu’un tel commerce de proximité peut avoir sur l’accès aux aliments sains, à la qualité de l’alimentation et à la santé des résidents de votre communauté.

Pour participer: ici 

Le Pôle d’économie sociale Côte-Nord collabore à l’étude de L’INSPQ Centre d’expertise et de référence en santé publique

(Tiré du site de l’INSPQ)

Est-ce que l’implantation d’une coopérative d’alimentation en milieu rural peut augmenter la consommation d’aliments sains et améliorer la santé et le bien-être de la communauté?

Cette étude est conçue afin de mieux comprendre comment implanter des interventions pouvant améliorer l’accessibilité géographique aux commerces d’alimentation et favoriser la saine alimentation, la santé et le bien-être des résidents des communautés.

Plus spécifiquement, son objectif est d’analyser les processus d’implantation et les effets d’une coopérative d’alimentation dans une communauté rurale défavorisée, en milieu rural qualifié de désert alimentaire en ce qui a trait à la qualité de l’alimentation et à la santé.

 

Mesurer les Effets de l’Implantation d’une Coopérative sur l’Alimentation et la Santé (EffICAS) de la population d’un secteur qualifié de désert alimentaire en milieu rural au Québec.

La santé passe notamment par une saine alimentation. L’adoption d’une saine alimentation dépend de l’offre alimentaire présente dans les communautés, c’est-à-dire la localisation et l’accessibilité à différents types de commerces d’alimentation, dépanneurs, épiceries, supermarchés, etc. La création d’environnements favorables à la saine alimentation et à la sécurité alimentaire est primordiale pour assurer la santé de la population.

En effet, l’alimentation malsaine et l’insécurité alimentaire (accès inadéquat ou incertain aux aliments en raison d’un manque de ressources financières) sont des facteurs de risque reconnus pour les maladies chroniques comme le diabète, les maladies cardiovasculaires, l’hypertension et l’obésité.

Comment participer

Pour participer à notre étude, vous devez répondre à ces trois critères :

  • Être âgé de 18 ans et plus;
  • Être responsable des achats alimentaires de votre ménage;
  • Vivre dans l’une des communautés visées par l’étude : Saint-Luc-de-Matane, Gallix, Rivière-Pentecôte et Rivière-Saint-Jean

Questionnaires

Questionnaire initial : Vous aurez à répondre à un premier questionnaire dont l’objectif principal est de dresser un portrait de vos habitudes alimentaires et des lieux où vous effectuez vos achats d’aliments. Cela devrait prendre de 30 à 45 minutes. Une fois le questionnaire rempli, vous aurez droit à une compensation de 25 $ (carte-cadeau électronique parmi les choix proposés).

Questionnaire de suivi (optionnel) : À la suite du premier questionnaire rempli, vous serez invité à répondre à des questionnaires de suivi pour nous faire part de quelle manière vos habitudes alimentaires et les lieux de vos achats d’aliments changent selon l’évolution de votre environnement alimentaire. Votre réponse à ce questionnaire de suivi vous donnera droit à une deuxième compensation financière de 25 $ (carte-cadeau électronique parmi les choix proposés).

Les données collectées

  • Données sociodémographiques (ex. : revenu, situation familiale, etc.).
  • Quartier de résidence.
  • Activités de magasinage, lieux des achats alimentaires.
  • Habitudes alimentaires et qualité de l’alimentation.
  • Sécurité alimentaire.
  • Vitalité et bien-être de la communauté.
  • Alimentation en période de COVID-19.

Confidentialité

Aucun résultat ne contiendra votre nom ou vos informations personnelles et personne ne pourra vous identifier. Un système de codes sera utilisé à cette fin. Votre nom et tous les autres renseignements (par exemple, votre adresse) permettant de vous identifier ne seront pas mentionnés. Les données du questionnaire seront entreposées sur un serveur de l’Institut national de santé publique du Québec et protégées par un mot de passe. Seuls le chercheur principal, les cochercheurs et les auxiliaires de recherche y auront accès. Bien que certains renseignements peuvent vous identifier, soyez assuré qu’ils seront traités de façon strictement confidentielle.

Ce projet a été approuvé par le Comité d’éthique de la recherche en sciences et en santé de l’Université de Montréal.

L’équipe de recherche

Cette étude est dirigée par une équipe multidisciplinaire :

  • Éric Robitaille, chercheur d’établissement, Institut national de santé publique du Québec, et professeur adjoint de clinique, Université de Montréal
  • Marie-Claude Paquette, chercheure d’établissement, Institut national de santé publique du Québec, et professeure associée, faculté de médecine – département de nutrition, Université de Montréal
  • Geneviève Mercille, professeure adjointe, faculté de médecine – département de nutrition, Université de Montréal
  • Yan Kestens, professeur titulaire, département de médecine sociale et préventive, Université de Montréal
  • Mélanie Doyon, professeure, département de géographie, UQAM
  • Ernest Lo, chercheur d’établissement, Institut national de santé publique du Québec, et professeur adjoint, department of Epidemiology, Biostatistics and Occupational Health, Université McGill.

Elle est soutenue par l’Institut national de santé publique du Québec et le ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec et réalisée grâce à la collaboration :

  • du Centre intégré de santé et de services sociaux de la Côte-Nord – Direction de santé publique
  • du Centre de collaboration national sur les politiques publiques et la santé (CCNPPS)
  • de l’Agence de la santé publique du Canada
  • du Centre intégré de santé et de services sociaux du Bas-Saint-Laurent – Direction de santé publique
  • des Tables intersectorielles régionales en saines habitudes de vie (TIR-SHV) – Gaspésie-îles-de-la-Madeleine
  • du Conseil québécois de la coopération et de la mutualité
  • de Vivre en ville
  • de la Fédération des coopératives d’alimentation du Québec

Contact

Pour toute question, vous pouvez contacter l’équipe de recherche par courriel :  info.efficas@inspq.qc.ca ou en laissant un message sans frais au 1 866 457-4624.

 

Pour voir le contenu original de ce texte, rendez-vous sur le site de l’INSPQ au https://www.inspq.qc.ca/efficas

Travailler pour le bien collectif en Côte-Nord.

Pôle d'économie sociale Côte-Nord - Voyages Coste

Je profite du mois dédié à l’entrepreneuriat collectif pour mettre en relief leur contribution exceptionnelle au développement et au rayonnement de nos communautés.

En voici quelques-unes !

Dernièrement, Voyages COSTE (Coopérative de solidarité en tourisme équitable) a été nommé comme l’une des Coops coups de cœur 2020 par la CDRQ Saguenay–Lac-Saint-Jean/Côte-Nord. Les membres producteurs pour la plupart s’étalent sur près de 750 kilomètres du littoral nord-côtier traversant les territoires de la Minganie et de la Basse-Côte-Nord. Elle s’est également mérité la médaille de bronze au grand prix du Tourisme Québécois en 2012. Une coopérative qui rayonne au-delà de nos frontières jusqu’à l’international. Ce n’est pas peu dire!

Récemment, le rédacteur en chef du journal Le Trait d’union du Nord de Fermont, Éric Cyr, a remporté le 3e prix pour le reportage « Un exploit pour un couple fermontois » lors des prix de l’Association des médias écrits communautaires du Québec (AMECQ) 2020 dont l’association regroupe 85 journaux et revues/magazines québécois. Les médias écrits, radios et télévisions sont très présents ici.

Le domaine de l’agroalimentaire se démarque dans cette mouvance de l’économie sociale. La Coop Le Grenier Boréal, à de Longue-Pointe-de-Mingan, a reçu en 2017 la visite de David Suzuki et de Tara Cullis, co-fondateurs de la Fondation David Suzuki. Pourquoi ? Pour leur remettre en main propre le Prix action David Suzuki, un concours panquébécois mettant en valeur les projets citoyens présentant un impact positif sur la santé de l’environnement et celle de leur communauté.

La Coopérative Gaia de  Pointe-aux-Outardes, la Coopérative Bioproduits à Rivière Saint-Paul, Agro de La Tabatière ou même la petite nouvelle des coopératives maraichères, La Gourmande à Fermont, contribuent activement à faire de l’agriculture et l’alimentation, des produits sains et locaux pour nos communautés.

En Haute-Côte-Nord, soulignons la nouvelle entreprise SEVA (Soutien à l’emploi et la valorisation de l’agroalimentaire)  dont la mission sociale est de permettre des emplois valorisants et utiles à des personnes ayant des limitations physiques ou intellectuelles ou des difficultés d’intégration au travail. Elle veut également devenir un leader local et régional en entreposage, transformation et distribution de produits alimentaires pour stimuler le développement socioéconomique et permettre aux producteurs et transformateurs locaux de se doter d’une vision concertée.

On ne peut passer sous silence la contribution de Ressource de réinsertion Le Phare de Port-Cartier, au service de l’humain et de l’environnement qui procure plus de 70 emplois, dont plus de 90 % avec limitations. Celui du Groupe de la Côte de Baie-Comeau qui de par ses 4 divisions, dont les Vêtement Norfil, permet à une centaine de personnes d’en tirer un revenu et une valorisation personnelle.

Pensons également à La Coopérative forestière La Nord-Côtière, regroupement de travailleurs coopératifs, dont la mission consiste à créer de la richesse au bénéfice de leurs membres travailleurs, en générant des emplois de qualité liés à l’aménagement durable des forêts québécoises. La Coopérative communautaire de fruits de mer de la Basse-Côte-Nord, précisément à Harrington Harbour, qui crée plusieurs emplois et stimule la pêche. Pensons aux coops de services de proximité comme Les Choix de Marguerite à Baie-Johan-Beetz, la Coopérative de solidarité de Rivière-Pentecôte et le Magasin Coop des 5 Rivières à Longue-Rive, aux coopératives funéraires et aux coops d’aide a domicile.

 

On ne peut tous les nommer, mais sachez que ce n’est que la pointe de l’iceberg et de leurs contributions à nos communautés. Tout ça grâce à l’engagement de citoyens et de citoyennes pour… le bien collectif.

Auteur : Adam Desbiens, coordonnateur Pôle économie sociale Côte-Nord

Référence sur demande

Entretien avec monsieur Michel Gignac, président de la Chambre de Commerce de Port-Cartier, sur l’entrepreneuriat collectif.

Pôle d'économie sociale Côte-Nord - Chambre de commerce de Port-Cartier

Dans le cadre du mois de l’économie sociale de la Côte-Nord qui se tient tout le mois de novembre, nous nous sommes entretenus avec monsieur Michel Gignac, président de la Chambre de Commerce de Port-Cartier.

Important centre industriel de la région (minerai de fer, bois), l’endroit profite en toute saison d’un milieu de vie dynamique et accueillant. Coops, OBNL et insertion sociale y sont bien présents. IGA coop, station multiservice Dépanneur Boni Soir Shell, Magasin de réemploi, Ressource de réinsertion Le Phare, Centre de quilles Cartier-coop de solidarité, Caisse Desjardins, Coop de solidarité de Rivière-Pentecôte, Coop d’habitation, etc. Pourquoi donc?

Monsieur Michel Gignac, président Chambre de commerce de Port-Cartier et fier ambassadeur du développement de son coin de pays.

Monsieur Gignac, pour vous, le modèle collectif représente quoi?

C’est un modèle idéal pour certains types de projets. Particulièrement dans une ville de moins de 7000 habitants comme Port-Cartier. Ça permet de rassembler les gens qui ont un même but pour réaliser un projet.

Comment expliquez-vous l’implication de la communauté port-cartoise?

Considérant la grosseur de la ville, il est beaucoup plus facile de faire un projet lorsque les gens s’unissent plutôt que d’attendre un promoteur. Ça illustre également la solidarité, que la communauté est derrière le projet.

Les jeunes y contribuent-ils?

Selon moi, c’est le point faible du modèle. Comme un projet sous le modèle collectif est plus long à démarrer que sous d’autres modèles, ça exige de la patience. Ce n’est pas tous les jeunes qui ont la patience d’attendre la réalisation d’un tel projet.

Mais vous connaissez l’adage : Aucun de nous, en agissant seul, ne peut atteindre le succès. (Nelson Mandela)

Pourrait-on aller encore plus loin avec le modèle collectif?

On pourrait aller plus loin avec l’aide des gouvernements et l’implication des municipalités. Là-dessus, nous croyons que la MRC de Sept-Rivières fait un effort important en ce sens en octroyant des prêts et des subventions.

Quel est l’avenir de l’économie sociale?

Il y a de l’avenir dans l’économie sociale. Même si les entreprises sont plus longues à démarrer, c’est modèle plus durable pour les communautés.

Avec la crise sanitaire actuelle, croyez-vous que l’économie sociale peut contribuer activement aux enjeux de l’écologie, du tourisme équitable, de l’hébergement, de l’autonomie alimentaire et de la diversification?

Avec la crise sanitaire, les gens sont plus sensibilisés à l’achat local et au soutien des entreprises de chez nous. Nous l’avons remarqué à la coopérative IGA. Donc, si ce modèle s’étend dans tous les secteurs d’activités, je pense que les gens consommeront davantage chez nous. En espérant que cette tendance se poursuive après la crise.

 

Une collaboration

Adam Desbiens direction@economiesocialecotenord.ca

Stéphane D’Amours stephane.damours@ctequebec.com

 

Les Pôles régionaux réagissent à l’arrivée du Plan d’action gouvernemental en économie sociale (PAGES) 2020-2025

COMMUNIQUÉ DE PRESSE
Pour diffusion immédiate

Ils saluent l’arrivée du plan et confirment leur collaboration pour sa mise en oeuvre

Le 1er décembre 2020 – Les 22 Pôles d’économie sociale du Québec, organisations entièrement dédiées au développement de l’économie sociale, ont accueilli le PAGES 2020-2025 avec enthousiasme, mais non sans quelques réserves relatives au financement de leur réseau. Ils tiennent à souligner la reconnaissance de l’économie sociale par le Ministère, qui met en lumière ce modèle économique comme levier de développement. La vingtaine de mesures mises de l’avant dans le Plan et l’investissement de 137 M$ assureront, entre autres, quelque 3 500 activités d’accompagnement et de financement adaptées aux entreprises collectives, ce qu’ils estiment fort louable.

Les Pôles appuient les objectifs stratégiques et ambitieux du Plan ainsi que ses priorités :
● La réponse au défi démographique par les services à la personne et la reprise collective ;
● L’innovation et les technologies ;
● L’autonomie alimentaire ;
● L’économie circulaire et l’environnement.

« On sent dans le discours de la ministre Proulx l’importance qu’elle accorde à l’économie sociale et ce, particulièrement dans ce contexte de relance économique et de transition sociale et écologique. Nous recevons donc positivement cette reconnaissance et ce désir du gouvernement de faire de l’économie sociale un joueur incontournable de notre économie future et ce, dans différents secteurs d’activité », mentionne l’entrepreneure, Julie Quimper, également présidente du Pôle d’économie sociale du Bas-St-Laurent.

Manque de leviers pour le développement de l’économie sociale

Bien que la vision, les enjeux et les objectifs connaissent un bel accueil de la part des 22 Pôles régionaux du Québec, une grande déception accompagne le tout. En effet, on ne peut que constater l’ampleur du sous-financement pour l’accompagnement des collectivités par les Pôles. Pour André Richard, administrateur du Pôle Gaspésie Îles-de-la-Madeleine, il est difficile d’envisager soutenir les ambitions du PAGES avec 10 000 $ d’augmentation au financement de nos organismes par année. « C’est tout simplement inconcevable de vouloir et de pouvoir déployer les quatre rôles qui font la force distinctive de notre travail, avec une augmentation de financement qui ne couvre même pas l’indexation des salaires. Il y a des limites à faire toujours plus avec moins. De plus, cela cause une iniquité entre les différentes régions, qui n’ont pas toutes accès à d’autres sources de financement. Pour certains, ce financement ne permet même pas de consolider deux ressources pour leur région. Avec si peu de moyens, comment soutenir nos collectivités et nos entreprises? Nos organisations se fragilisent et, avec elles, tout le milieu de l’économie sociale. », précise l’entrepreneur.

Rappelons les quatre rôles des Pôles régionaux d’économie sociale :
– SOUTENIR l’émergence de l’économie sociale comme modèle entrepreneurial de développement territorial ;
– RENFORCER les entreprises d’économie sociale ;
– VALORISER l’économie sociale, ses principes et ses retombées sur le territoire ;
– DÉPLOYER un écosystème de soutien fort.

Ces rôles se traduisent de différentes manières selon les dynamiques régionales. Les Pôles adaptent leurs stratégies d’intervention en fonction des besoins des territoires et des réalités des écosystèmes.

Les Pôles en mode collaboration

Les 22 Pôles d’économie sociale souhaitent travailler en étroite collaboration avec le Ministère de l’Économie et de l’Innovation ainsi qu’avec tous les partenaires afin que le Plan d’action gouvernemental en économie sociale atteigne les résultats de ses ambitions. Ils demeurent cependant dans l’attente d’un financement conséquent.
À propos des Pôle d’économie sociale du Québec

Présents dans toutes les régions du Québec, les Pôles d’économie sociale sont entièrement dédiés au développement de l’économie sociale sur leur territoire. Ils sont reconnus comme interlocuteurs privilégiés sur les questions de l’économie sociale au plan régional. Ils favorisent la concertation entre les différents acteurs de leurs milieux et soutiennent la création des conditions favorables à ce modèle entrepreneurial de développement. Ce faisant, ils participent à la vitalité et la diversification économique de leur territoire.

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Sources :

Marjolaine Cloutier Coordonnatrice aux communications et partenariats Pôle ÉS de la Mauricie
communication@esmauricie.ca
819 692-0580

Madeleine Aubin
Coordonnatrice aux communications et événements Pôle Capitale-Nationale
communications@polecn.org 418 951-8397

Maude M. Sévigny
Agente de communications Pôle d’entrepreneuriat collectif de l’Estrie
communication@economiesocialeestrie.ca
819 238-7531

La reprise collective.

 Quand vendre son entreprise à ses employées ou à sa communauté ?

Dans le cadre du mois de l’économie sociale de la Côte-Nord qui se tient tout le mois de novembre, il était important pour les différents intervenants du territoire de démystifier la reprise collective afin de faire connaître cette option de transfert d’entreprise. Le but, conserver dans nos milieux une partie de notre richesse collective. Parce qu’il faut se le dire, lorsqu’une entreprise disparaît, c’est tout le milieu qui en souffre. Les repreneurs/acheteurs d’entreprises ne courent pas les rues pour diverses raisons. Alors, que faire ? Eh bien, voici une piste de solutions : racheter en partie ou en totalité l’entreprise par le modèle coopératif. En voici un exemple bien concret de chez-nous. À l’Emportée coop de Tadoussac.

La Coop à l’Emportée de Tadoussac

À L’Emportée est une coopérative de travailleurs créée en 2009 par trois jeunes femmes soucieuses de redonner un deuxième souffle à la boulangerie du village. Ce trio inspiré – composé d’inspirantes – travaille dans un esprit solidaire, équitable et coopératif pour vous offrir une cuisine créative, ludique et savoureuse.

L’équipe, passionnée par le terroir sauvage de la Côte-Nord et les ingrédients exotiques, s’est donné pour vocation de vous les faire découvrir.

Danielle Harvey, Karine Vivier et Galadrielle Landreville, pourquoi avez-vous choisi de reprendre sous le modèle coop ?

L’important pour nous, lorsque nous avons acquis les actifs de la boulangerie du village de Tadoussac, c’était de créer des emplois durables et de varier l’offre alimentaire dans notre milieu de vie. La coopérative de travailleurs était pour nous le choix le plus logique pour que le projet existe le plus longtemps possible. Lorsque nous serons rendus ailleurs, nous espérons qu’il y aura d’autres membres travailleurs pour faire vivre le projet « À l’Emportée coop » !

Nous imaginons que chacune d’entre vous utilise son « expertise » ou son bagage dans la prise de décision. Comment prenez-vous celle-ci pour que ce soit équitable et surtout la meilleure décision pour la coop ?

À l’Emportée coop existe depuis déjà 11 ans, au début de ce projet nous étions assez jeunes, aucune de nous n’avait beaucoup d’expérience dans la gestion d’entreprise. C’est en essayant différentes formules que nous avons chacune pris notre place et développé nos aptitudes d’entrepreneures. Ayant des personnalités et des forces assez différentes, ça s’est fait plutôt naturellement. Puis, lorsque vient le temps de trancher, le vote à trois nous facilite la vie, mais nous recherchons le plus possible un compromis ou au mieux un consensus.

Quels sont les avantages pour les membres et quel impact cela a sur la Coopérative?

Le modèle coop nous a permis de mettre nos idées et nos forces en commun pour créer notre entreprise à notre image et d’y mettre chacune notre touche personnelle. À nos débuts comme entrepreneures, le fait d’être en coopérative nous a beaucoup aidées à structurer notre projet. Au fil des années, nos conditions de travail se sont améliorées et les incertitudes financières se sont atténuées. À L’Emportée a maintenant les reins plus solides et elle peut assurer nos emplois et celui d’une dizaine d’autres employés.

Qu’elle est, selon vous, l’impact de votre entreprise dans le milieu ?

On est très heureuses d’offrir des produits sains et artisanaux autant aux gens du village qu’aux gens de passage à Tadoussac. Les Tadoussaciens attendent avec impatience notre ouverture saisonnière et les enfants ont des étoiles dans les yeux lorsqu’ils franchissent la porte du 164 B, rue Morin. À travers les années, notre entreprise a grossi et elle crée de plus en plus d’emplois, ça nous rend assez fières ! Nous sommes impliquées dans notre milieu à plusieurs niveaux et cela amène son lot de reconnaissance. De plus, puisqu’il n’y a pas tant de commerce comme le nôtre en forme coopérative sur la Côte-Nord, nous croyons agir comme un modèle d’économie sociale inspirant pour les personnes désirant créer ou reprendre une entreprise.

Qui vous a soutenue dans cette démarche ?

La SADC (prêts), le CLD (subvention), la CDRQ (accompagnement), les anciens propriétaires de la boulangerie, nos amis, nos parents et la communauté.

Qu’elles sont les principaux défis de la coopérative ? Comme on est un commerce saisonnier, l’embauche et le recrutement de nouveaux membres travailleurs restent de grands défis pour nous. L’approvisionnement est parfois plus ardu en région surtout si on veut acheter des emballages écologiques ou des denrées biologiques, équitables et locales.

Qu’elle est, selon vous, l’impact de votre entreprise dans le milieu ?

On est très heureuses d’offrir des produits sains et artisanaux autant aux gens du village qu’aux gens de passage à Tadoussac. Les Tadoussaciens attendent avec impatience notre ouverture saisonnière et les enfants ont des étoiles dans les yeux lorsqu’ils franchissent la porte du 164 B, rue Morin. À travers les années, notre entreprise a grossi et elle crée de plus en plus d’emplois, ça nous rend assez fières ! Nous sommes impliquées dans notre milieu à plusieurs niveaux et cela amène son lot de reconnaissance. De plus, puisqu’il n’y a pas tant de commerce comme le nôtre en forme coopérative sur la Côte-Nord, nous croyons agir comme un modèle d’économie sociale inspirant pour les personnes désirant créer ou reprendre une entreprise.

Une collaboration

Adam Desbiens direction@economiesocialecotenord.ca

Stéphane D’Amours stephane.damours@ctequebec.com