Travailler pour le bien collectif en Côte-Nord.

Je profite du mois dédié à l’entrepreneuriat collectif pour mettre en relief leur contribution exceptionnelle au développement et au rayonnement de nos communautés.

En voici quelques-unes !

Dernièrement, Voyages COSTE (Coopérative de solidarité en tourisme équitable) a été nommé comme l’une des Coops coups de cœur 2020 par la CDRQ Saguenay–Lac-Saint-Jean/Côte-Nord. Les membres producteurs pour la plupart s’étalent sur près de 750 kilomètres du littoral nord-côtier traversant les territoires de la Minganie et de la Basse-Côte-Nord. Elle s’est également mérité la médaille de bronze au grand prix du Tourisme Québécois en 2012. Une coopérative qui rayonne au-delà de nos frontières jusqu’à l’international. Ce n’est pas peu dire!

Récemment, le rédacteur en chef du journal Le Trait d’union du Nord de Fermont, Éric Cyr, a remporté le 3e prix pour le reportage « Un exploit pour un couple fermontois » lors des prix de l’Association des médias écrits communautaires du Québec (AMECQ) 2020 dont l’association regroupe 85 journaux et revues/magazines québécois. Les médias écrits, radios et télévisions sont très présents ici.

Le domaine de l’agroalimentaire se démarque dans cette mouvance de l’économie sociale. La Coop Le Grenier Boréal, à de Longue-Pointe-de-Mingan, a reçu en 2017 la visite de David Suzuki et de Tara Cullis, co-fondateurs de la Fondation David Suzuki. Pourquoi ? Pour leur remettre en main propre le Prix action David Suzuki, un concours panquébécois mettant en valeur les projets citoyens présentant un impact positif sur la santé de l’environnement et celle de leur communauté.

La Coopérative Gaia de  Pointe-aux-Outardes, la Coopérative Bioproduits à Rivière Saint-Paul, Agro de La Tabatière ou même la petite nouvelle des coopératives maraichères, La Gourmande à Fermont, contribuent activement à faire de l’agriculture et l’alimentation, des produits sains et locaux pour nos communautés.

En Haute-Côte-Nord, soulignons la nouvelle entreprise SEVA (Soutien à l’emploi et la valorisation de l’agroalimentaire)  dont la mission sociale est de permettre des emplois valorisants et utiles à des personnes ayant des limitations physiques ou intellectuelles ou des difficultés d’intégration au travail. Elle veut également devenir un leader local et régional en entreposage, transformation et distribution de produits alimentaires pour stimuler le développement socioéconomique et permettre aux producteurs et transformateurs locaux de se doter d’une vision concertée.

On ne peut passer sous silence la contribution de Ressource de réinsertion Le Phare de Port-Cartier, au service de l’humain et de l’environnement qui procure plus de 70 emplois, dont plus de 90 % avec limitations. Celui du Groupe de la Côte de Baie-Comeau qui de par ses 4 divisions, dont les Vêtement Norfil, permet à une centaine de personnes d’en tirer un revenu et une valorisation personnelle.

Pensons également à La Coopérative forestière La Nord-Côtière, regroupement de travailleurs coopératifs, dont la mission consiste à créer de la richesse au bénéfice de leurs membres travailleurs, en générant des emplois de qualité liés à l’aménagement durable des forêts québécoises. La Coopérative communautaire de fruits de mer de la Basse-Côte-Nord, précisément à Harrington Harbour, qui crée plusieurs emplois et stimule la pêche. Pensons aux coops de services de proximité comme Les Choix de Marguerite à Baie-Johan-Beetz, la Coopérative de solidarité de Rivière-Pentecôte et le Magasin Coop des 5 Rivières à Longue-Rive, aux coopératives funéraires et aux coops d’aide a domicile.

 

On ne peut tous les nommer, mais sachez que ce n’est que la pointe de l’iceberg et de leurs contributions à nos communautés. Tout ça grâce à l’engagement de citoyens et de citoyennes pour… le bien collectif.

Auteur : Adam Desbiens, coordonnateur Pôle économie sociale Côte-Nord

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