Entretien avec monsieur Michel Gignac, président de la Chambre de Commerce de Port-Cartier, sur l’entrepreneuriat collectif.

Dans le cadre du mois de l’économie sociale de la Côte-Nord qui se tient tout le mois de novembre, nous nous sommes entretenus avec monsieur Michel Gignac, président de la Chambre de Commerce de Port-Cartier.

Important centre industriel de la région (minerai de fer, bois), l’endroit profite en toute saison d’un milieu de vie dynamique et accueillant. Coops, OBNL et insertion sociale y sont bien présents. IGA coop, station multiservice Dépanneur Boni Soir Shell, Magasin de réemploi, Ressource de réinsertion Le Phare, Centre de quilles Cartier-coop de solidarité, Caisse Desjardins, Coop de solidarité de Rivière-Pentecôte, Coop d’habitation, etc. Pourquoi donc?

Monsieur Michel Gignac, président Chambre de commerce de Port-Cartier et fier ambassadeur du développement de son coin de pays.

Monsieur Gignac, pour vous, le modèle collectif représente quoi?

C’est un modèle idéal pour certains types de projets. Particulièrement dans une ville de moins de 7000 habitants comme Port-Cartier. Ça permet de rassembler les gens qui ont un même but pour réaliser un projet.

Comment expliquez-vous l’implication de la communauté port-cartoise?

Considérant la grosseur de la ville, il est beaucoup plus facile de faire un projet lorsque les gens s’unissent plutôt que d’attendre un promoteur. Ça illustre également la solidarité, que la communauté est derrière le projet.

Les jeunes y contribuent-ils?

Selon moi, c’est le point faible du modèle. Comme un projet sous le modèle collectif est plus long à démarrer que sous d’autres modèles, ça exige de la patience. Ce n’est pas tous les jeunes qui ont la patience d’attendre la réalisation d’un tel projet.

Mais vous connaissez l’adage : Aucun de nous, en agissant seul, ne peut atteindre le succès. (Nelson Mandela)

Pourrait-on aller encore plus loin avec le modèle collectif?

On pourrait aller plus loin avec l’aide des gouvernements et l’implication des municipalités. Là-dessus, nous croyons que la MRC de Sept-Rivières fait un effort important en ce sens en octroyant des prêts et des subventions.

Quel est l’avenir de l’économie sociale?

Il y a de l’avenir dans l’économie sociale. Même si les entreprises sont plus longues à démarrer, c’est modèle plus durable pour les communautés.

Avec la crise sanitaire actuelle, croyez-vous que l’économie sociale peut contribuer activement aux enjeux de l’écologie, du tourisme équitable, de l’hébergement, de l’autonomie alimentaire et de la diversification?

Avec la crise sanitaire, les gens sont plus sensibilisés à l’achat local et au soutien des entreprises de chez nous. Nous l’avons remarqué à la coopérative IGA. Donc, si ce modèle s’étend dans tous les secteurs d’activités, je pense que les gens consommeront davantage chez nous. En espérant que cette tendance se poursuive après la crise.

 

Une collaboration

Adam Desbiens direction@economiesocialecotenord.ca

Stéphane D’Amours stephane.damours@ctequebec.com

 

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